Que contient l’annonce du 29 septembre 2026 ?
Un partenariat et un rapport. OpenAI s’associe à America’s SBDC, le réseau national américain des centres de développement des petites entreprises, qui accompagne un million d’entrepreneurs chaque année. Le programme prévoit de former environ 150 conseillers via l’Académie OpenAI, d’organiser des ateliers pratiques dans les réseaux locaux, et d’atteindre au moins 1 000 petites entreprises. Des guides pratiques doivent être écrits à partir de ce que remontera le terrain.
En parallèle, OpenAI publie Small Businesses, Bigger Capabilities, un rapport qui décrit l’usage réel de ses outils par les petites structures.
Quels chiffres le rapport avance-t-il ?
Trois ordres de grandeur.
D’abord le volume. Environ 4 millions de salariés de petites entreprises, soit des structures de 1 à 499 personnes, ont utilisé les outils d’OpenAI au cours de la semaine du 9 au 15 septembre 2026. Près d’un utilisateur sur cinq travaille dans une entreprise de moins de dix personnes.
Ensuite la nature du travail confié. En août, les jetons produits par des agents représentaient les deux tiers de la production de ces entreprises, contre un tiers en avril 2026. Autrement dit, elles ne se contentent plus de poser des questions, elles délèguent des tâches entières.
Enfin la progression des usages. Les utilisateurs actifs hebdomadaires de ChatGPT Work ont été multipliés par plus de dix en deux mois, entre le 15 juillet et le 15 septembre 2026. Ceux de Codex, l’agent de programmation, ont presque quadruplé en sept mois. La progression est la plus forte dans les structures de 1 à 9 personnes pour Codex, et dans celles de 100 à 499 personnes pour ChatGPT Work.
Sur quelles tâches les petites structures s’appuient-elles le plus ?
Sur les fonctions qu’un grand groupe confie à un service spécialisé. Comparées aux autres utilisateurs professionnels, les petites entreprises consacrent une part trois fois et demie plus importante de leurs échanges aux sujets de finance et de comptabilité, la même proportion à la chaîne d’approvisionnement, trois fois et demie au juridique et à la conformité, et trois fois au marketing et à la croissance.
Le rapport cite un cas concret. Une société américaine d’édition logicielle devait ajouter un filtre de recherche par secteur scolaire. Décrit en un paragraphe à Codex, le travail a été livré en une journée environ, pour une quarantaine de dollars de coût de calcul, et a débouché six jours plus tard sur un contrat de 10 000 dollars par mois.
Cette étude concerne-t-elle les entreprises françaises ?
Pas directement, et il faut le dire. Le partenariat vise le réseau américain des centres d’aide aux petites entreprises, et les chiffres portent sur des utilisateurs du monde entier sans détail par pays. Les repères économiques cités dans le rapport, comme la part d’entreprises qui peinent à trouver des clients, viennent d’enquêtes américaines.
Le schéma, en revanche, se retrouve partout : une structure de moins de dix personnes qui gère elle-même sa facturation, ses devis et sa communication, avec peu de temps et aucun service dédié.
Qu’est-ce que j’en retiens pour mon activité ?
Une idée simple. Ce qui change n’est pas l’outil, c’est la répartition du travail. Une petite structure délègue à une IA des tâches qu’elle aurait confiées à un prestataire, ou qu’elle aurait laissées de côté faute de temps.
Le réflexe utile consiste à lister ce que vous n’arrivez pas à faire, plutôt que ce que vous savez faire. Un tableau de suivi jamais tenu à jour, des relances clients oubliées, des devis qui traînent : ce sont ces angles morts qui se traitent le plus vite, et pas les tâches où vous êtes déjà bon.
Pour une entreprise d’Auxerre ou d’ailleurs dans l’Yonne, nous vous proposons un diagnostic gratuit de vos tâches répétitives, avec une maquette d’automatisation chiffrée pour votre activité, sans engagement.